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Première partie : Rokia Traoré
Née au Mali en 1974, Rokia Traoré , fille d’un diplomate, passe sa jeunesse entre les Etats-Unis, le Moyen-Orient et l'Europe. En 1997 elle est lauréate du concours Découvertes RFI Afrique. Fière de sa culture, mais sans vouloir s'y laisser enfermer, elle chante aussi bien en bambara (langue principale du Mali), qu'en français. Si ses musiciens jouent du balafon et du luth n'goni, ses arrangements ne sont pas pour autant traditionnels. C'est ce mélange et sa voix intense, percutante, accompagnés d'un physique ensorceleur qui ont fait d'elle une chanteuse guitariste de renommée internationale après seulement 2 albums Mouneïssa et Wanita. En 2003 sort son troisième album au charme captivant ; Bowmboï. En 2005, Rokia rejoint le casting de stars, réunissant notamment Fontella Bass et Dianne Reeves, pour une tournée américaine d'un spectacle consacré à la vie de Billie Holiday, "Billie and Me". En 2008, Rokia revient avec un nouvel album, Tchamantché, mêlant musique africaine aux sons rock et blues, avec lequel elle remporte les Victoires de la musique 2009 dans la catégorie «musiques du monde». Cet album, encensé par la critique, est un bouleversement spectaculaire de son univers musical, les instruments traditionnels (balafon, xylophone) étant remplacés en partie par une section rythmique occidentalisée et le mixage confié à Phil Brown qui a travaillé avec Robert Plant ou Bob Marley. «Un chef d’œuvre» selon l’Express, «magique… à découvrir de toute urgence» (VSD), «simplement sublime» ( Marie-claire), «surely the album of the year» (the Guardian) etc… C'est donc une artiste accomplie, dont les concerts dégagent une énergie hallucinante, qui enflammera le Théâtre de verdure sur des rythmes et des mélodies variés, tout droit sortis des mélanges culturels qui font le style si particulier de Rokia Traoré.
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Deuxième partie : Lucky Peterson Band
Lucky Peterson a été immergé dans le blues dès sa naissance, et à l’âge de 4 ans il jouait déjà de l’orgue Hammond dans le club de jazz de son père. Sa fringale de musique est telle qu’il veut apprendre à jouer de tous les instruments et devient un virtuose de l’orgue et de la guitare. Et en plus, il chante. A sa majorité il quitte le club paternel et se lance dans le circuit. Il est tour à tour bassiste, ou guitariste et devient même l’organiste de Little Milton pendant plusieurs années. Un beau soir, Bill Snyder, directeur artistique de Verve, l’entend jouer et lui propose de faire un album. "I’m ready", répond Lucky, et ce sera le titre de son premier disque dont la sortie marque le renouveau du blues.
La jeune génération se reconnaît dans ce blues rénové et percutant. Depuis, bien d’autres albums ont suivi dont les plus marquants sont, sans doute, "Beyond Cool" et "Black Midnight Sun". Pourtant, malgré la qualité de ses enregistrements, c’est sur scène que Lucky donne son maximum. Il y a une totale communication entre lui et le public, un échange d’énergie qui fait monter la température de minute en minute.
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