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Première partie : Krystle Warren
Voir Krystle Warren pour la première fois sur scène est une expérience saisissante. On est frappé par le contraste entre sa frêle silhouette et une sorte de puissance naturelle dès qu’elle se met à chanter. Son accompagnement à la guitare est efficace et nuancé, et souligne admirablement ses inflexions vocales. Native de Kansas City, elle part à 20 ans à la conquête de New York où elle crée un groupe "Krystle Warren and The Faculty" et devient vite assez connue pour être à l’affiche du Newport Folk Festival, à côté de célébrités comme Diana Krall ou Elvis Costello. A la surprise générale, elle refuse les offres d’un grand label américain qui voulait prendre sa carrière en main et signe avec un label français plus modeste, mais qui lui laisse une liberté totale. Un bon choix, car son dernier album, "Circles", est une totale réussite. Avec elle, le public de Patrimonio va découvrir une magnifique artiste qui a aussi le talent de rester simple, émouvante et naturelle.
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Deuxième partie : Ayo
Fille d'un père Nigérian et d'une mère Tzigane Roumaine, Ayo a été la révélation de l'année 2006 avec son premier album "Joyful" et le tube "Down on my knees". C'est le public européen qui a d'abord été séduit par sa voie feutrée mais puissante qui illumine ses compositions teintées d'un subtil mélange soul, folk et reggae. Fin 2007, le succès de la chanteuse métisse traverse l'Atlantique et se voit couronné par une tournée américaine. Son second album "Gravity at last", enregistré début 2008 aux Bahamas dans le mythique studio "Compass Point", confirme le talent de la jeune femme et son souci d'authenticité, d'épure musicale. De fait, seulement 5 jours auront suffi pour donner corps aux 13 titres enregistrés "live" en analogique, avec des instruments vintage, dont les claviers généreux du bluesman Lucky Peterson (programmé le 23 juillet) ainsi que la guitare de Larry Campbell, compagnon de route de Bob Dylan. Ce nouvel opus, moins reggae, est davantage porté sur la rythmique, tout en gardant la voix et la guitare au premier plan. De la chaleur africaine de “I Am Not Afraid ” au blues millésimé “Maybe”, en passant par l’intense ballade piano-voix “Better Days”, jusqu’au gospel de “Thank You”, Ayo a considérablement élargi son spectre musical, pour notre plus grand plaisir. ll ne fait aucun doute que cette grande et belle artiste électrisera le Théâtre de Verdure de son charme et nous livrera un concert inoubliable
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